Conflits conjugaux et violences : la différence 
 
Conflit conjugal ou violence conjugales
 

Il est vital de différencier un « conflit conjugal » des « violences conjugales ».

Il y a conflit quand deux personnes sont à égalité, alors qu’elles se disputent autour d’un objet, une situation, un bien. Leur intégrité n’est pas en jeu. Il y a entre elles un objet, une barrière ou un malentendu. Il est alors possible de négocier, dédramatiser, demander à chacun de céder un peu de territoire ou de ses prétentions. Il se peut qu’au cours d’un conflit un conjoint agresse l’autre. Ou dise des mots qui excèdent sa pensée et qui blessent profondément. Si cela arrive dans un couple, il s’agit d’une alerte grave. Il s’agit peut-être d’un premier pas vers un basculement dans la violence.

Quand une des deux personnes est systématiquement rabaissée, tombe progressivement sous l’emprise de l’autre, est humiliée, contrôlée, diminuée, les coups ne tombent pas par hasard. Ils ont un sens très précis. Ils servent à établir un rapport de force et rappeler constamment qui est le maitre.

C’est pourquoi le plus souvent la séparation n’est pas suffisante pour obliger le conjoint violent à renoncer à contrôler sa partenaire. Souvent il ne supporte pas de voir « sa chose » lui échapper et continue à la suivre, la harceler, utiliser son droit de visite aux enfants pour la menacer et parfois l’agresser mortellement.

L’intégrité de la personne humaine n’est pas négociable. Il n’y a pas de médiation possible, la société doit condamner et sanctionner ce type d’agression, pour la limiter et la faire reculer. La médiation pénale entre un auteur de violences et sa victime ne fait que renforcer l’impunité et le sentiment de toute-puissante de l’agresseur, même si celui-ci promet une fois de plus de changer.

 
 
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